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Pleine conscience : les 7 attitudes fondamentales - Stress et méditation
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Stress et méditation / Divers  / Pleine conscience : les 7 attitudes fondamentales

Pleine conscience : les 7 attitudes fondamentales

La disposition d’esprit dans laquelle vous abordez la méditation est très importante. Cette intention conditionne aussi bien votre apprentissage, votre pratique et votre avancée sur cette voie sans fin…

 

L’attitude avec laquelle vous abordez la méditation de pleine conscience est fondamentale. Le mieux-être et la gestion du stress par la pratique interviennent quand l’esprit est ouvert et réceptif. L’apprentissage doit vous apprendre à cultiver la conscience méditative et simplement voir les choses telles qu’elles sont… Non comme nous aimerions qu’elles soient !

 

L’intention compte

Ces 7 attitudes* sont à cultiver jour après jour pour aborder l’entraînement à la pleine conscience. Elles conditionnent grandement la valeur de votre pratique sur la durée. Il est bon parfois de les relire lorsque la volonté faiblit… Elles sont également à cultiver consciemment pendant votre pratique. Interdépendantes, en développant l’une vous travaillez les autres par ricochet, car elles s’influencent mutuellement.

 

1 – Le non-jugement

Notre mental émet en permanence de jugements et de pensées selon nos expériences extérieures et intérieures. « J’aime », « j’aime pas », « ça m’est égal », « je n’y arriverai pas », etc. selon la valeur que nous attribuons aux choses, aux autres, à nous-mêmes, aux événements de notre vie.

Nous sommes prisonniers de ces réactions « automatiques » dont souvent nous n’avons même pas conscience. Pour mieux gérer notre stress et retrouver une paix intérieure face aux aléas de la vie, il faut dans un premier temps apprendre à reconnaître ces jugements-pensées, à identifier leur apparition avec un regard de témoin impartial, celui de l’observateur : simplement prendre conscience de ces phénomènes mentaux et les considérer comme des événements passagers, car impermanents. Ainsi, accueillir les sensations, émotions et pensées sans les qualifier, sans les étiqueter (bon/mauvais, vrai/faux, juste/injuste…), simplement en prendre note et revenir au moment présent (par exemple à la respiration). Invitez-vous à voir ce qui se passe lorsque vous laissez l’expérience du moment être ce qu’elle est, y compris nos propres jugements, sans même les arrêter ou les interpeller… Vous cultivez ainsi la bienveillance à votre égard.

 

2 – L’esprit du débutant

Nous avons tendance à oublier que chaque instant est unique. L’esprit du débutant ? Garder un esprit neuf, d’instant en instant. Pendant la pratique, être libéré des expérience passés (du style « j’ai l’habitude de méditer ») comme des attentes (« j’espère être plus détendu après »). Il en va de même dans notre vie de tous les jours, avec nos proches, nos collègues, la nature, etc. Et si vous portiez un regard neuf sur tout cela, comme un enfant qui découvre quelque chose pour la première fois ? Si, c’est possible ! Ce n’est pas de la naïveté, juste une attitude visant à rester disponible à l’expérience qui se déroule, instant après instant. Voilà un moyen de voir les choses telle qu’elles ont et pas telle que nous avons l’habitude de les voir…

 

3 – La patience

Cette qualité nous rappelle que chaque chose a besoin de (son) temps. Que chaque chose a son propre rythme. Pourquoi vouloir être à demain alors que notre vie de déroule maintenant ?… Accepter avec bienveillance nos expériences, nos limites, nos jugements, nos résistances. Une qualité particulièrement utile quand l’esprit est agité… Le vagabondage fait partie de son fonctionnement. L’accepter est la sagesse et la réalité. Avec le temps, l’entrainement et la pratique vont agir sur votre capacité à être moins agité.

 

4 – La confiance 

Confiance en soi, en ses sentiments, en ses intuitions,… Vous êtes la/le seul(e) à vivre votre vie. Personne ne doit faire autorité sur vous… à part vous même. Développer cette confiance en vous-même, lors de votre pratique – que ce soit en méditation assise, en faisant du yoga ou encore un scan corporel – c’est vous donner la chance de devenir vous-même, loin des conseils extérieurs qui peuvent être des guides (instructeurs, livres,…), mais d’aucune manière des maîtres à penser. Vous êtes seul maître à bord. En gagnant votre confiance, vous ferez également plus facilement confiance aux autres et vos relations interpersonnelles évolueront grandement.

 

5 – Le non-effort

La plupart du temps, nous faisons des choses pour obtenir un résultat. Habituellement, la finalité conditionne nos actes et nos actions. Dans la méditation de pleine conscience, on parle du « non-faire » même si elle demande de l’énergie et de l’entrainement. Il s’agit simplement d’être soi-même plutôt qu’essayer de faire (de la méditation). Constater vos pensées, sensations, émotions et non les contrôler. Il s’agit simplement d’accepter ce qui est… parce que c’est déjà là ! Sans vouloir changer quoi que ce soit ! Si vous essayez d’être plus détendu, plus concentré, etc. en méditant… vous faîtes fausse route. Certes, cela pourrait être des conséquences de la méditation, mais pas un but. Le non-effort revient à accepter d’être là où nous en sommes, sans essayer d’être ou d’aller ailleurs. Cet ailleurs pourrait venir en temps et en heure avec la pratique et la patience.

 

6 – L’acceptation

Accepter n’est pas la soumission, ni le laisser-faire, ni la résignation. Ce n’est pas renoncer à ses valeurs, ses objectifs, ses défis. C’est vouloir voir les choses telles qu’elles sont. Cette attitude permet d’être lucide et de pouvoir agir – plutôt que réagir – dans une situation donnée. Aussi, suffit-il de prendre les instants comme ils viennent en y étant pleinement, en étant réceptif et ouvert à nos pensées, sensations et émotions.

 

7 – Le lâcher-prise

C’est l’attitude qui consiste à laisser les choses être et de les accepter telles qu’elles sont. Notre esprit a tendance à s’accrocher à certaines pensées, sentiments et situations parce qu’elles nous sont agréables. Ou au contraire nous en rejetons d’autres car elles nous déplaisent. Dans la méditation de pleine conscience, on essaie au contraire, à travers notre expérience intérieure, de ne pas s’attacher à valoriser ou à rejeter quoi que ce soit, mais simplement d’observer et de revenir ici, d’instant en instant.

 

Petit conseil : vous pourriez choisir de vous focaliser sur une de ces attitudes pendant une semaine, et passer ainsi de l’une à l’autre…

 

Et vous ?!?! Quelles attitudes vous semblent fondamentales dans l’apprentissage et la pratique de la méditation ?

 

*Librement inspiré du Livre « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience » de Jon Kabat-Zinn.

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